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Les ingénieurs civil insistent souvent sur le fait que les barrages n’ont pas pour seul but de produire de l’électricité, mais aussi, et parfois surtout, de réguler les crues des cours d’eau. Un rapport de l’Office Fédéral de l’Énergie (OFEN) apporte un argument en ce sens:

Les intempéries d’août 2005 ont causé la mort de 6 personnes et des dégâts matériels qui ont dépassé les 3 milliards de CHF. Dans une étude publiée par l’OFEN, il est démontré que les inondations auraient été encore plus sévères si les barrages n’avaient pas retenu d’importantes quantités d’eau.

Référence:
[http] Résumé.
[http] Rapport complet (pdf).

Cet article explique que certains scientifiques contestent la manière dont est calculée l’empreinte écologique telle que définie par le GFN. En effet, d’après cette empreinte écologique, il faudrait 5 planètes comme la notre pour permettre à l’ensemble de l’humanité de vivre selon le mode de vie américain. D’après les contestataires, il faudrait en fait 11 planètes terre.

C’est un article du 24 heures qui parle d’un article de Futuribles. La version 24 heures a l’avantage d’être plus simple et rapide à lire. L’article de Futuribles est bien entendu plus complet.

Références:
[wiki] Emmanuel Barraud, “L’empreinte écologique mise à mal”, 24 heures du 25 octobre 2007.
[null] Frédéric Paul Piguet, Isabelle Blanc, Tourane Corbiere-Nicollier, Suren Erkman, «Critique de l’empreinte écologique», in Futuribles no 334, octobre 2007. Lien. Voir aussi www.futuribles.com.

L’article de Marie-Claude Smouts, politologue spécialiste dans le domaine de la politique environmentale internationale, “Un monde sans bois ni lois: la déforestation des pays tropicaux” expose de manière très pertinente la façon dont sont gérées les forêts tropicales par la communauté internationale.

Référence:
[wiki] Marie-Claude Smouts, “Un monde sans bois ni lois: la déforestation des pays tropicaux”, Critique Internationale n°9, Octobre 2000, pp 131-146.

Émission “Temps Présent” sur la TSR: Si George W. Bush pense à faire gagner les pétroliers et les fabricants d’armes, au USA il y en a aussi des qui veulent réduire leurs émission.

Référence:
[http] “Temps Présent”, Télévision Suisse Romande, 5 avril 2007 à 20h05. Lien.

L’article (au titre qui laisse songeur au premier abord) “Le diable fait les casseroles mais pas les couvercles, Défense du climat et anticapitalisme” est tiré de la revue “Solidarités” (n°104, 14 mars 2007), un journal résolument très (très) à gauche. Ainsi la perspective utilisée pour analyser le réchauffement climatique est une perspective marxiste anticapitaliste. Après un bref rappel sur les émissions de gaz à effet de serre et leurs conséquences sur le réchauffement de la planète, l’auteur entame un véritable réquisitoire contre le capitalisme qui est selon lui le véritable responsable du réchauffement climatique. Pour lui, les énergies renouvelables ne sont pas compatibles avec le capitalisme car elles ne sont pas génératrices de rentes et de surprofit comme le sont les énergies fossiles grâce à une appropriation privée de ces ressources (pétrole, nucléaire). La réponse capitaliste néo-libérale pour lutter contre le réchauffement est bien illustrée par les mécanismes flexibles du Protocole de Kyoto dans la mesure où ceux-ci privilégient des mécanismes de marché rentables économiquement mais peu efficaces au niveau de l’impact réel sur l’environnement (échange et vente des permis de polluer, mécanisme pour un développement propre…). En tant que réponse capitaliste, si le rapport Stern est pertinent au niveau des analyses et des chiffres, les solutions préconisés sont, selon l’auteur, teintées d’une idéologie néo-libérale très marquée. Celles-ci se résument à “plus de marché, plus de croissance, plus de libéralisation et moins de protection sociale, moins de démocratie”. Cet article vaut la peine d’être lu surtout pour ses critiques acerbes envers les solutions néo-libérales proposées actuellement pour lutter contre le réchauffement climatique.

Référence:
[http] Daniel Tanuro, “Le diable fait les casseroles mais pas les couvercles, Défense du climat et anticapitalisme”, Solidarités, n°104, 14 mars 2007. lien.

Les consommateurs se trompent s’ils pensent qu’ils aident les paysans pauvres et luttent contre le réchauffement climatique en privilégiant les produits équitables et bio. Un point de vue polémique paru dans l’hebdomadaire britannique The Economist et traduit dans le Courrier International.

Référence:
[wiki] Courrier International n° 850, pp 42-44. 15.02.2007

Résumé: Dans son numero du 1er février, le courrier international cite un article du Los Angeles Times qui inspecte “Les étranges placements de la Fondation Gates”. Parmi ceux-ci figure d’un cote l’investissement dans certaines compagnies pétrolières de la région pour qui: “il revient moins cher de brûler chaque jour près de 28 millions de mètres cube de gaz – contribuant ainsi au réchauffement climatique- que de le vendre” et de l’autre cote la fondation subventionne une clinique située non loin de torchières (qui soigne les bronchites, potentiellement causées par les fumées des torchières).

Mon opinion: Sans plonger dans les détails de cette article qui traite plus des magouilles de la Fondation Bill & Melinda Gates, si on se penche sur ce chiffre, 28 millions de mèrtres cube de gaz…

  • Énergetiquement: d’après wikipedia un mètre cube de gaz equivaut a 10KW/h soit un gaspillage journalier de 280 GW/h….
  • Économiquement: a un prix de vente de 10$ le Gjoule cela represente 10 Millions de $ / jour ???

Ca parais peut crédible, et pourtant, un autre chiffre, donné par la world bank : “Currently, gas flaring [in Nigeria] amounts to about 18.9 billion cubic meters (BCM) per annum, which translates to greenhouse gas emissions of 45 million tonnes of CO2 equivalent.”(source : raport de la world bank, p17). Soit 51 millions de mètre cube par jour!.
Pour ce qui est des émissions de CO2, ca correspond tout de même à 196.000.000.000 km en 4×4 ou 432.000.000.000 en prius (104g CO2/km) soit plus de 10 millions de personnes qui font le tour de la terre, 50 millions avec des prius bien pleines :) quasiment de quoi faire faire le tour du monde à la population de France….

Une autre source (Friends of the earth) annonce près de 70 millions de mètres cube par jour en 2004 (2.5 milliards de pieds cube soit environ 70 millions de mètres cube) ces valeurs sont aussi celles données par climatelaw… Friends Of The Earth donne aussi quelques chiffres sur les sommes en jeux tel que le revenu annuel de l’industrie du pétrole au Nigeria en 2004 : 27 milliards de $ ainsi que la répartition de ces sommes entre les différents grand groupes pétroliers.

Plus généralement les torchières sont responsables de environ un demi pour cent des émissions de gaz à effet de serre (wikipedia(eng.)). Ce qui ne veut pas dire que ce sont des quantités négligeables : “The World Bank estimates that 100 billion cubic meters of natural gas are flared or vented annually, an amount equivalent to the combined annual gas consumption of Germany and France, twice the annual gas consumption of Africa, three quarters of Russian gas exports, or enough to supply the entire world with gas for 20 days.” (source : answers.com). 100 billion / 365j = 280 millions de mètres cubes par jour dans le monde… Pour reprendre l’analogie avec des distance en voiture, cela représente chaque année plus de 60 millions de Prius qui font le tour de la terre, ou d’un point de vu énergétique, 2800GW/h chaque jour: plus de 4 fois la consommation énergétique de la suisse en 2005.

On pourrais aussi parler des efect sur la sante des population locale… (lire dans le report de Friends Of The Earth)

Andre

Références:
[null] “Les étranges placements de la Fondation Gates”, Courrier International, 01.02.2007.
[http] Les autres références sont liées directement depuis le texte du message.

En 2000 le peuple suisse a refusé une réforme fiscale qui aurait voulu taxer les énergies non renouvelables pour au même temps réduire les prélèvements sur les salaires. L’idée est d’augmenter le coût de l’énergie fossile et nucléaire pour diminuer celui du travail en obtenant un double effet positif: diminuer les émissions de CO2 et favoriser l’emploi.
Selon la thèse de doctorat de Christoph W. Frei (2001) les répercussions économiques auraient été presque nulles, avec de l’autre coté des effets sociaux bénéfiques.

L’étude de paramètres socio-économétriques (tels que le PIB ou la démographie)  a été menée au LASEN dans le cadre d’une thèse de doctorat visant le développement de nouvelles méthodes de calcul pour la prévision de l’évolution des indicateurs socio-économiques (tels que le PIB ou le pouvoir d’achat). Ces méthodes se révèlent très utiles, plutôt que pour vraiment prévoir le futur,  pour comparer les effets de certains choix politiques (par exemple l’introduction d’une taxe sur les émissions).

Dans ce travail on a traité, à titre d’exemple, le cas de la Suisse et l’introduction à partir de l’an 2000 d’une taxe écologique de -.02 Fr par kWh sur les énergies non renouvelables, ce qui signifie environ 3,3 milliards de francs par an, tout en réduisant les taxes sur le travail (aussi de 3,3 mia de Fr). Ceci se traduit par une diminution du 1,2% des taxes l’AVS. Ce nouveau système de taxation serait introduit par étapes avec des intervales de 5 ans (2005 – 2010 – 2015).

On remarque que la disponibilité de carburant fossile sur le marché a une beaucoup plus grande influence sur les quantités de CO2 émises que la présence ou pas de la taxe.

Tino.

Référence:
[http] Bottom-Up Activity Analysis in a Computable General Equilibrium Framework: Case of Electricity, Christoph W.FREI, Thèse n°2327 (2001), présentée au Département de Génie Civil, EPFL. Le texte complet est à disposition ici à condition d’y accéder depuis un ordinateur sur le campus de l’EPFL.

Quoi? article de Vincent Gay, interviewant Stéphane Lhomme, “Risque nucléaire, mythes et réalité” dans Solidarités du 10 janvier 2007.

Résumé: 2 pages d’interviews sur les dangers du nucléaire. La première partie de l’article présnte un catalogue des risques nucléaires en France, dus surtout au vieillissement des centrales. La seconde partie s’interroge sur le devenir de l’énergie nucléaire et le réchauffement climatique. Lhomme nie que le nucléaire puisse être une option pour lutter contre le réchauffement climatique. Il met également en évidence les limites de cette énergie, en France toujours, lors de canicule. Sa conclusion est qu’il faut sortir du nucléaire le plus vite possible, et qu’en ce qui concerne le climat, la seule solution est la baisse de la consommation énergétique.

Opinion: Mon commentaire n’a pas pour but de trancher sur la question de reconstruire ou non de nouvelles centrales nucléaires.

Concernant la première partie de l’atricle, je ne connais pas assez le sujet, je suppose qu’il y a des éléments fondés et un peu d’exagération, comme dans tout acte politique. Par contre, concernant le réchauffement climatique, on délire! À la question “le nucléaire permet de lutter contre le réchauffement climatique…, non? ” Lhomme conteste que ce soit vrai et répond: “mais il faut voir la réalité en face: les canicules de 2003-2006… montrent que la France n’est pas plus épargnée que les autres pays!”

Mais bien sûr, on devrait s’attendre à ce que la canicule s’arrête aux frontières! Les vagues de chaleur n’attaquent que les pays produisant leur électricité à base de charbon, c’est bien connu!

A ce prix du ridicule, on peut ajouter le constant glissement entre production électrique et consommation énergétique, ce qui donne un poids très différent au nucléaire. En effet, il est très important en France dans la production électrique, mais dès qu’on parle d’énergie globale, sa part s’affaiblit beaucoup.

Bref, Monsieur Lhomme (ou M. le journaliste) soyez contre le nucléaire, mais soyez-le avec un peu de bon sens.

Maude

Référence:
[http] Vincent Gay, “Risque nucléaire, mythes et réalité” in Solidarités, 10 janvier 2007. Lien.

L’énergie hydraulique est souvent présentée comme une des meilleure alternatives aux énergies fossiles, une polémique est apparu récemment lorsque quelque scientifique ont affirmé que les barrages pouvait émettre plus de gaz a effet de serre qu’une centrale thermique a énergie fossile.

Des chercheurs affirment qu’un barrage hydraulique dans une région tropicale émet plus de gaz a effet de serre qu’une centrale thermique. En effet la biomasse engloutie, après la construction et chaque saison lors du passage du niveau bas (période sèche) au niveau élevé (saison de pluie) se dégrade et produit ainsi du méthane. Le méthane est emprisonne dans l’eau et libéré lorsque l’eau est relâchée et passe a travers les turbines. L’impact négatif est du au fait que le méthane est un gaz a effet de serre 20 fois plus élevé que le CO2.

Cette polémique est résumée dans le un article du New Scientist. Ce sujet est également évoqué dans un article de Nature (30 Nov. 2006) et discuté en les 5 et 6 décembre lors d’un workshop de l’UNESCO.

On peut noter que ce type d’émission a lieu dans toute réserve d’eau douce en milieu tropical qui contient une masse végétal. Une rivière chargé de déchets végétaux qui alimente un lac contribuera donc a l’émission de gaz a effet de serre.

André et Maude

Références:
[http] Les liens sont donnés directement dans le texte.

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